CARTE BLANCHE À JACQUES PERCONTE
comment Pas de Commentaires Ecrit par Janique Laudouar le 7 février 2009 – 8:25

Source image :  uishet, sans titre n°5,  2005-2007, 13′, France

CARTE BLANCHE À JACQUES PERCONTE dimanche 8 février La projection sera suivie d’une rencontre avec Jacques Perconte. Auditorium du musée, 16 heures, entrée libre.   16:00 - 18:30. Musée de la chasse et de la nature, Adresse : 62, rue des Archives Paris, France

Jacques Perconte faisait partie des artistes présentés à art-griculture les 7 et 8 juin 2008.  Une occasion d ’approfondir la connaissance de son travail.
(Communiqué)

Réserve Naturelle du courant d’Huchet
Par une matinée ensoleillée au mois de mai 2005 dans les Landes sur le courant d’Huchet entre l’embouchure et l’île du pas-du-loup je tourne un film qui sera comme ceux de la série un voyage naturaliste vers l’abstraction… Le long du courant, le batelier nous conduit sous les arbres au cœur de la réserve naturelle, le soleil plaque les ombres de la flore sur l’eau.
Au fur et à mesure que l’on s’approche des berges, les éléments de la flore s’agitent par petites touches. La nature et l’image se révèlent par impulsions dans les hautes herbes et les arbres. La couleur commence à se manifester. Et puis assez vite s’est tout le paysage qui se transforme pixel par pixel au rythme des spasmes de la compression, les couleurs changent, tout se complexifie, les arbres, les feuilles, les branches, tout se mélange et se met à foisonner. On arrive au courant, là où il y a les premiers écueils, on pose les rames et … noir.
On est à la rencontre de ce qui vient de se manifester, le noir se déchire bloc par bloc de rouge, roses, pourpres, violets, jaunes et verts on retrouve le courant, si calme et si paisible. Bercés par la forêt et ses chants, sur les frémissements de l’eau qui coule et nous emmène doucement, c’est l’image qui nous enchante, elle perce le décor, comme si on pouvait voir la magie qui compose les formes. Encore plus vivace et répondant à une autre logique, les couleurs se travaillent et s’exposent du vert vers le rose. Le ciel se transforme, l’image se peint. Et petit à petit tous les tons tournent au jaune.
En savoir plus : http://blog.technart.fr/

Et aussi…

Source image :  Baraka, de Ron Fricke, 1992, 93′, Etats-Unis

Ron Fricke a parcouru le monde pendant quatorze mois n’hésitant pas à aller dans les sites les plus inaccessibles pour nous livrer une réflexion sur l’histoire de le planète à partir du seul langage universel existant : image, son et musique.
En Soufi, Baraka signifie «souffle de vie». Difficile de trouver un titre plus noble pour définir cette sublime succession d’images qui flattent les rétines et aiguisent les sens. Animé par une puissance tellurique, ce film majeur de Ron Fricke ne dure qu’une heure trente et pourrait durer une éternité tant il regorge de richesses, de couleurs, de visages et de beautés, toutes glanées sur cinq continents. Un trip unique. Etrange et pénétrant. Sensuel et poignant.

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A propos de l'auteur: Janique Laudouar

Janique Laudouar a soutenu un DEA sur l'interactivité en 1996 au Département Hypermedia Université Paris 8. Elle a été directrice éditoriale de numedia-edu, une revue en ligne de sensibilisation à la culture numérique et aux nouveaux medias. de 2003 à 2007 (numedia-edu, numedia-art) et écrit de nombreux articles sur l'art, le numérique.

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